19.09.2006

Les enfants maudits.

      Les enfants maudits.

 

 

 

Pour qu’une graine pousse, deux conditions sont essentielles :

Que la graine soit bonne , et que le terrain  soit  de bonne terre.

Si ce dernier est mauvais, si bonne soit la graine, le résultat ne sera pas bon !.

Voici l’histoire d’enfants jumeaux  non désirés et conçus dans la tromperie.

 

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                     Prologue 

Peut on imaginer comportement plus vil que celui d’enfants qui dépouillent leur père?…

Cela peut sembler à première vue contre nature,et pourtant il est courant de voir des enfant s’approprier les biens de leurs parents ( ou d’un de leur parent ! ce qui fut le cas ! ).

Ces chers bambins pour lesquels on ne compte plus les nuits blanches passées à leur chevet lorsqu’ils étaient malades, les privations endurées pour les vêtir ou pour assurer leur bien être,  et leur devenir, et pour qui bien souvent on a gâché son existence , par devoir pour assumer  la responsabilité d’avoir un jour engendré leur vie dans un moment de douce folie, sans forcément avoir eu envie  de donner cette vie.

Certes ! c’est le rôle des parents que d’élever leurs enfants,fussent ils désirés ou non, mais en retour ne pourraient ils pas espérer un brin d’amour, de gratitude ,de la part de leur progéniture ?

….A 70 ans, à l’automne de ma vie, mais le cœur trop rempli  par ce qui devrait être de l’amour, mais qui n’est que de la haine envers mes enfants, j’écris ce récit qui ne sera peut être jamais lu, mais qui va me servir de déversoir pour libérer ce trop plein de rancœur et faire un peu de place pour de l’amour…..

                                 ………………….

 

                     

 

 

           Les enfants maudits.

 

 

Tout commençait mal en 1958 à mon retour de la guerre d’algérie.

Appelé sous les drapeaux pour 18 mois, je revins chez moi que 32 mois plus tard,assez démoralisé.

Il fallait se réadapter ; ma moto disparue ( à la place du box ou elle se trouvait, était un immeuble en construction ), mes quelques vêtements ne m’allaient plus !

Bref ! il me fallait repartir à zéro. Ayant peu de chose, c’était assez simple.

Je retrouvais du travail comme technicien radio.

C’était le début de la télévision.

Il m’arrivait souvent de me rendre chez les particuliers pour exercer ma profession.

C’est ainsi que je fis la connaissance d’un couple assez mal assorti et qui avait trois enfants : Deux garçons  placés en pension et une fille  qui terminait ses études .

Cette dernière attirait mon attention, et je revins  plusieurs fois pour l’inviter à sortir.

Une idylle naquit entre nous et elle ne tarda pas à devenir ma maîtresse.

 

Mais la mère  qui ne le savait pas, avait des vues sur moi et fit tout pour m’attirer dans sa couche .Elle était de cinq ans mon aînée. Elle se nomme Josette.B.

Un jour ou son mari était absent, elle me confia qu’elle était en instance de divorce, et qu’elle faisait chambre à part depuis de nombreuses années, et ce faisant elle me fit découvrir sa chambre, m’asseoir sur son lit… 

Le reste est assez simple a deviner ...

C’était un piège dans lequel je suis tombé !.

 Elle fut  enceinte de mes œuvres ! !

               

Elle m’avait dit qu’il n’y avait pas de risque !.

A cette époque , il n’y avait  pas de pilules, pas d’I.V.G…

Elle avait eu ce qu’elle voulait et le prétexte pour partir de chez elle, car elle n’avait aucune situation.

J’appris  plus tard que j’étais le second qu’elle avait  piégé de la sorte.

Mais le premier, était infécond !.Un certain Kuns !?

Mis devant le fait accompli, et ne sachant pas trop quoi faire, ne voulant pas me conduire en lâche, je me mis en quête d’un petit logement  pour y vivre avec elle.

La fille qui n’aimait pas  trop son père  , suivit la mère. !!

…Cette dernière  ne  doutait pas qu’elle avait amené le loup dans la bergerie.

Je continuais en cachette mon idylle avec sa fille  que j’aimais !.

Sans grand scrupule,  sa mère lui avait appris  que j’étais l’auteur de  son état ! .

Je dû me marier pour légaliser la naissance de l’enfant .

Mais,… mais,…ce sont des jumeaux qui  naquirent… !!!.

… Catastrophe ! je n’étais pas préparé à cela , d’autant que j’espérais secrètement une fille !!

Contre mauvaise fortune bon cœur, j’assumais du mieux que je pu.

Nous les avons prénommés : Michel et Daniel !

J’étais loin de penser  que ces enfants seraient plus tard à l’origine de ma ruine.

Le temps passa, jusqu’au jour ou la mère apprit que j’étais l’amant de sa fille.

Après une explication orageuse,elle mit cette dernière à la porte, et nous dûmes déménager pour nous en éloigner.

J’étais catastrophé car j’aimais sincèrement cette dernière, mais je ne pouvais  ni la suivre , ni divorcer tant que les jumeaux ne seraient pas majeurs et  cela nous reportait assez loin !

Car pour moi, des enfants doivent  vivre avec leurs parents  , même si ces derniers ne s’entendent pas !.. C’est ma philosophie.

La vie nous sépara définitivement, et jamais je ne la revit. Hélas !.hélas !.

 

Le temps passa et  à 18 ans les jumeaux voulurent vivre leur vie , et restèrent dans la ville où nous habitions.

Considérant avoir rempli mon rôle de père, j'accédais à leur désir;

Ils avaient tous deux un métier et terminaient leur apprentissage.

J’assurais leur gîte et leur couvert pendant un certain temps.

Ma femme et moi , nous nous transportions dans  un autre département , car l’entreprise dans laquelle je travaillais venait de mettre la clé sous la porte et j’avais retrouvé un emploi dans une autre  région.                             

                                 ……………………

 

 

                      La maison.

 

Après que j’aie repris des activités professionnelles, nous nous mîmes à la recherche d’un terrain pour y construire une maison. Recherche qui aboutit un an plus tard.

C’était un endroit charmant avec des arbres habités par des oiseaux’  et bordé par un petit ruisseau. Bref ! : un petit paradis.

Sur ce terrain , une ébauche de maison était commencée  et le propriétaire s’était bien gardé  de me dire  qu’il vendait sa propriété , à cause de la nuisance d’un de ses voisins  dont le terrain jouxtait le sien et sur lequel était érigé un abri en tôle et qui   servait de maison de  week end.

A l’époque , ce voisin ne venait que  les dimanches , fêtes,et vacances.

Chez le notaire, nous achetions ce terrain.

Seul,j’entrepris la construction de cette demeure ! Cela me prit   un an !

Je fis tout de mes mains !.Cela représentait un travail énorme.

Après ce temps, nous pouvions emménager !

Certes , il restait pas mal de choses à terminer , mais nous pouvions y

vivre convenablement.

J'éprouvais une immense satisfaction devant ce que j'avais accompli...

Nous habitâmes 12 ans dans cette demeure, une jolie maison avec un grand parc arboré.

Durant ces déçennies, nombreuses furent les anicroches avec le voisin.

Mais nous supportions, car il n’était là que les W.E. La semaine, tout était bien  calme.

 

                     Le voisin.

 

Jusqu’au jour ou ce voisin qui avait été remercié  par son entreprise,

décida de venir habiter en permanence dans sa masure : il n’en avait pas le droit !.Car son terrain n’était pas constructible, mais comme le disait le maire du village  à qui je m’étais informé: On ne met pas un chien dehors , alors!!!.

Les conflits devinrent  insupportables : Sur son terrain il entreprit un élevage d’oies, de poules, de canards…Il avait plusieurs chiens aussi !

Tout ce petit monde était très bruyant et attirait des rats ,que notre voisin  lançait sur notre terrain.

Pour notre malheur, notre maison était en limite du terrain . il profita de cette situation pour installer son poulailler contre la haie qui nous séparait. ( à trois mètres de la maison ) .

Je construisis un mur de 150mètres de long, pour essayer de nous isoler.

La jalousie l’animait et une nuit il entra dans notre propriété pour pulvériser mon jardin avec du désherbant. Tout fut anéanti !.

Les nuisances grandissaient et les plaintes en gendarmerie  restèrent sans effets ! Ces braves pandores ont d’autres chats à fouetter : Il est plus facile de piéger les automobilistes sur les routes, que de s’occuper des problèmes de voisinage.

Quand au maire de la commune il attendait sa retraite…..Il ne voulait se mettre personne à dos!.

Pour éviter un drame, et  la mort dans l’âme, je décidais de partir ailleurs.

Mon épouse se refusait à cette solution, mais !!….

Notre choix se porta sur la région du Languedoc Roussillon : Albi !  Ou nous louâmes un pavillon en attendant mieux,  et pour pouvoir y transporter nos biens.

Nous trouvâmes un acquéreur pour notre maison et bien sûr, moi aussi je lui taisais les nuisances occasionnées par le voisin.

Le jour de la signature chez le notaire, une surprise à laquelle je n’étais pas préparé m’attendait : Mon épouse,demanda au notaire de bien vouloir rédiger deux chèques d’un égal montant : l’un  pour elle et l’autre pour moi. !!!??

Les chèques étaient prêt ! Donc, elle avait prémédité son coup  avec le notaire.

En agissant ainsi, elle me signifiait notre séparation.

Je savais qu’elle était contre cette vente, mais de là faire cela !….

Dans l’étude  nous étions une dizaine de personnes  ( les acquéreurs, leurs enfants, nous, le notaire, sa secrétaire ..)et je ne voulait pas faire de scandale.

Stupéfaits, j’étais un peu pris de court ! Mais  bien que ce ne fut pas légal,je donnais néanmoins mon accord  au notaire .

Puis nous quittions l’étude  ma femme et moi, chacun dans notre voiture.

Je restais un peu sur place, pour la remise des clés et quelques explications aux acheteurs.

Très en colère, pour me calmer , je passais deux jours chez Michel, puis

je retournais dans notre location à Albi : Ma femme ne s’y trouvait pas !

Le lendemain non plus ! Se cachait elle ? Redoutant une explication 

qui aurait pu être très orageuse !!??.

De guerre lasse , après avoir loué une camionnette,  je récupérais  quelques  affaires et mes outils.

C’était facile, tout était encore dans les cartons. Je mis un petit mot sur la table, et je partis.

Je louais un studio et je m’y installais.

De ce jour, jamais je ne revis cette femme.

 

                                     ………………

 

                      La maladie

 

 

 

Seul dans mon studio, je méditais sur mon sort , car tout cela ne serait jamais arrivé s’il n’y avait pas eu ce damné voisin.

De mauvaises intentions  le concernant ,me traversaient la tête !

Je décidais de partir travailler  pour le compte d’une O.N.G  qui installait  des adductions d’eau en Afrique de l’ouest.

C’est un continent que je connaissais, car je m’y étais rendu  plusieurs fois avec Michel pour y vendre des voitures.

Les autochtones y sont charmants.

Quelques mois passèrent et des problèmes de santé m’obligèrent à rentrer rapidement en France. J’avais développé un cancer qu’il fallait rapidement opérer.

A l’hôpital ou l’on ne donnait pas cher de ma peau ( trois mois avaient dit les docteurs ! ) je reçus la visite de Daniel qui avait été informé par son frère de mon état de santé et la première chose que ce dernier m’a dit , avant de s’informer de mon état , c’est : Il faut que tu me fasses une procuration, afin que je puisse régir ton ou tes comptes bancaires. !!

Il est vrai que dans la situation ou je me trouvais et dont l’issue était incertaine, il m’était difficile de gérer les factures courantes : loyer, électricité, assurances…etc.

Je fis venir un notaire et il rédigea  cette procuration.

Le notaire me mit en garde : Attention ! Cette procuration donne tous les droits à votre fils sur votre patrimoine ! c’est un autre vous même ! gardez vous !.

Il avait vu juste :

De tout temps Daniel s’est montré mercantile ! J’aurais dû me méfier !!

Petit déjà ,il nous volait quelques sous , la nuit, dans les poches des vêtements, ou  dans mon atelier des petites choses qu’il pouvait échanger à l’école, ou volait  des pièces dans les troncs d’églises, aidé de son frère.

Le notaire avait raison !

Ce qui intéressait Daniel,était ce que je possédais !

Il s’appropria d’abord ma voiture  neuve en rédigeant un faux certificat de vente.

Je découvris cela en consultant mes relevés bancaires, ou figurait le montant du coût de la nouvelle carte grise.

Ensuite , il déménagea mes affaires  dont il vendit ou s’appropria  une grande partie des meubles et entreposa le reste dans ..un local chauffé  m’avait il dit !!. ??

Ah!  ah! ...Je l’imagine dans ce logement, fouillant partout à la recherche d’argent !! Pensant : < où a t’ il pu le mettre ?>.et de tout retourner !

(Sa mère avait dû lui dire que je possédais  une boite dans laquelle je mettais de l’argent ).

Se bâfrant ça et là des choses  gourmandes qui traînaient, ou s’empiffrant des crus rares qui constituaient ma cave.

J’avais un atelier d’électronique  complet et  beaucoup d’appareils ! cela représentait énormément d’argent. Tout cela à été dilapidé !

Michel vint me rendre visite également.

..Nous avions ensemble un compte bancaire pour nos « expéditions » en Afrique.

En général c’est moi qui l’alimentait, pour acheter les voitures ou les pièces.

Il y avait alors # 40.000 fr nouveaux  sur ce compte.

Il me dit :< Je voudrais emprunter un peu d’argent sur « notre compte »   !! Je  te le rendrai , c’est promis !

A lui aussi je pensais pouvoir faire confiance ! …Il vida le compte et jamais ne rendit l’argent.

Finalement,je me rétablis, et lorsque neuf mois plus tard je sortais de l’hôpital je n’avais plus rien !.

De Michel plus de trace !. « Notre compte » : vidé !

Je réussi à retrouver l’adresse de Daniel à Moulin  .Yzeure( allier ) ou il exerce un métier de réparation de ménager .

 C'est un personnage sans ambition et qui essaie de profiter  de tout avec le moins d'effort possible, et surtout de tout ce que les autres ont!.

Pour éviter les problèmes de rencontre, par deux fois je lui ai expédié des courriers qui sont restés sans réponse ( Je voulais récupérer mes biens ! )

Il faut savoir qu’il n’y a pas vol entre descendants et ascendants, pas plus qu’entre époux.

Des SMS sont restés muets et plus encore :  Un jour je fus convoqué à la police , car il avait déposé plainte contre moi pour harcèlement… !! Le comble !.

J’ai expliqué à l’O.P.J. ce qui en était !

Il n’y a jamais eu de suite !.

De bons petits enfants !…

  

 

                                                                                               

                         Le divorce.

 

Rétabli je décidais de m’installer en Lozère , région que j’aime bien .

 Paysage de lozère

 

Je voulais tirer un trait sur ce passé véreux, essayer d’oublier.

Je demandais ma retraite, ce qui me permet de vivre confortablement.

Par le biais d’Internet j’entrepris une relation épistolaire avec une femme Malgache.

Je me rendais  deux fois sur cette île pour faire sa connaissance et nous décidâmes de nous marier pour qu’elle puisse venir en France. Elle est jeune et jolie.

 

Pour ce faire, il me fallait divorcer, et ce ne fut pas chose facile car  mon  «  ex «  avait complètement disparue. Une enquête confirma cet état.

Finalement ,cela me facilita les choses, car elle aurait pu obtenir une pension alimentaire.

N’ayant jamais voulu travailler, elle ne peut prétendre à une retraite  et je me suis  demandé comment  peut elle vivre ?.

Mais,c’est son problème !..

Ce n’est pas avec l’argent qu’elle m’a volé qu’elle pourra subsister longtemps, à moins  bien sûr, d’avoir encore trouvé une nouvelle  victime , comme moi jadis ?.C’est possible car elle n’est pas très embarrassée par les scrupules…malgré ses 75ans !..

 

 

               Le  remariage.

 

 

Le divorce établi je fis venir  mon  épouse en France.

 

Maintenant, je suis enfin heureux et je coule des jours tranquilles auprès de ma femme,

Je sais maintenant ce qu’est le bonheur de vivre aux coté d’une personne qu’on aime !

Je n’avais jamais connu cela.

Si j’avais été plus jeune nous aurions eu un enfant ( cette fois ci volontairement  conçu! )

 

 Mais hélas, les opérations subies m’ont ôté cet espoir…quel malheur!.

Mais peut être est ce mieux ainsi ??.

Ce sera le regret de ma vie : ne pas avoir  un enfant de l’amour , et avoir eu   des enfants  non désirés, volés !…

Aujourd’hui je reste persuadé que les enfants non désirés ne peuvent apporter de satisfaction.

Les enfants doivent se concevoir, dans l’amour, dans la joie, dans le volontariat. !

Les enfants ne se volent pas ! Les animaux eux mêmes le savent ! Il n’y a que les humains qui font ça !

 

 Si Dieu le veut, il me fera vivre longtemps pour que je puisse compenser ces années perdues.

Voilà ! c’est tout.

Un jour peut être  Michel ou Daniel , au hasard d’un surf sur Internet, liront ils  cette histoire qui est aussi la leur. ??

 

 

             Le père des fils de Bance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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